mardi 30 septembre 2008

CAFEM : les classes de mots

Ce premier blogue porte sur l’atelier donné le 18 septembre au CAFEM par Christian Dumais en lien avec la lecture du chapitre 4 et 7 de Nadeau et Fisher. Cet atelier portait sur les classes de mots. Jamais les classes de mots n'ont été aussi claires pour moi !

Il a débuté l’atelier en nous demandant si on nous avait enseigné la nouvelle ou l’ancienne grammaire à l’école. Après une courte réflexion, j’ai réalisé que l’enseignement que j’ai reçu est à cheval sur ces deux types de grammaires ! Lors de la lecture du chapitre 4 de Nadeau et Fisher[1], j’ai pu voir clairement que certains termes sont les équivalents de la grammaire traditionnelle. Pourquoi ne m’a-t-on pas dit cela au secondaire ? Par exemple, j’avais la connaissance et la compréhension qu’un verbe attributif est un verbe qui doit être complété par un attribut. Ce que je n’avais pas saisi, c’est que ce terme était le remplaçant du verbe d’état. Peut-être parce que mes enseignants pensaient que ces termes font plutôt partis d’une préoccupation de grammairiens. Toutefois, j’aurais bien apprécié que la nouvelle grammaire et l’ancienne soient démêlées avant mes cours universitaires.

L’atelier a présenté d’une manière très simple et bien claire les classes de mots. J’ai adoré l’analogie avec le bureau : chaque classe de mots est un tiroir et chaque tiroir est subdivisé. Lorsque l’on prend une tuque, est-ce qu’on peut la mettre sur notre pied ? Non, une tuque va sur notre tête. C’est la même chose avec les mots. Chacun a sa classe et sa fonction. Ainsi, ils ont chacun leur rôle dans la phrase. À partir de cela, plusieurs activités sont réalisables auprès des élèves. Par exemple, l’élève peut se construire un petit bureau où il peut classer les nouveaux mots qu’il rencontre. Mais bien sûr, l’élève ne doit pas dépendre d’allégories. Une fois cela saisi, l’élève se dirige vers la maîtrise de la phrase de base.

Cette analogie est aussi présentée dans le chapitre 7 de Nadeau et Fisher. On dit justement que « l’analogie est un moyen puissant pour aider les plus jeunes élèves à comprendre et à créer des liens entre les informations[2] ». Cela est une manière efficace de classer l’information. Je compte bien utiliser cette analogie pour favoriser la compréhension de mes futurs élèves.

Pour conclure avec l’atelier du CAFEM, M. Dumais a fait le pont tout au long de la rencontre entre les notions et l’enseignement au primaire. Je crois que chaque personne présente a pu retirer quelque chose de cet atelier sur les classes de mots. Merci Christian !



[1] NADEAU, M. et FISHER, C. (2006). La grammaire nouvelle. La comprendre et l’enseigner (chapitre 4). Gaëtan Morin. Montréal.


[2] NADEAU, M. et FISHER, C. (2006). La grammaire nouvelle. La comprendre et l’enseigner (chapitres 7). Gaëtan Morin. Montréal. p.198

2 commentaires:

Maria-Josée a dit…

Quel homme fascinant ce M. Dumais!! Avec lui, tout est simple et clair! Si tous mes cours de français depuis le primaire avaient pu m'être enseignés par lui, je serais une pro de la langue française aujourd'hui!

Je suis entièrement d'accord avec toi lorsque tu dis qu'il aurait été bon de mettre nos connaissances à jour sur la grammaire avant nos cours universitaire. La nouvelle grammaire, bien qu'elle ne soit pas si nouvelle que ça, est quand même différente, surtout dans les noms, que celle que l'on nous a apprise.

Bravo pour ton blogue!

Stéphanie-Danièle Da Costa a dit…

Je suis d'accord avec vous deux. J'aime bien votre manière de voir les choses au deux. Vous soulevez un point important, il faut avoir une personne motivante et stimulante pour bien comprendre le français. Je crois que personnellement avoir eu une personne comme M. Dumais comme enseignant au français m'aurais grandement aidé.

Beau blogue Jessica!